14/07/2012

4:1 - Les cieux ouverts


 

LA CONSOMMATION DU SIECLE
Apocalypse 4:1-22:5


Ce qui n’est pas advenu aujourd’hui, et que le livre déclare cependant bien proche, est le sujet essentiel du livre, c’est ce que nous avons lu en ces termes : "Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt" (1:1). Ceci nous conduit à rappeler la parole du Seigneur, "Vous donc aussi soyez prêts ; car, à l'heure que vous ne pensez pas, le fils de l'homme vient" (Luc 12:40). Et garder à l’esprit ce qui est dit aux chrétiens, aux assemblées, aux églises par ces lettres aux sept assemblées d’Asie.
 
Dans les pages qui viennent, ce sont les cieux qui sont ouverts, non qu’en ce domaine de l’Esprit il se trouve des objets à considérer avec les yeux, mais des paroles et des images nous y donnent à connaître ce qui forge l’espérance et la confiance en Dieu dont les desseins s’accomplissent, quoique disent bien des voix en ce monde.
 
Nous y trouvons une représentation de la gloire divine en bien des points comparables aux visions relatées dans la Bible hébraïque, mais tournée ici non sur les relations de Dieu avec le peuple choisi, mais avec l’ensemble de l’humanité. Un livre est confié au Fils de l’homme, dont les sept sceaux scellent la connaissance de ce qui viendra sur la terre après le temps de la grâce. Suit ainsi, par le descellement progressif du livre, l’exposé des désastres qui se produiront sur la terre, avant que, lorsque le septième sceau sera brisé, sept anges fassent retentir, l’un après l’autre, le son éclatant d’une trompette. La septième trompette, la dernière annonce, proclame la venue du règne et introduit les jugements qui s’abattront alors sur une humanité devenue le jouet de puissances odieuses. Alors il est question de Babylone la Grande, cette puissance où nombre de gouvernements de ce monde trouvent abri, comme l’illustre déjà la parabole de la petite semence devenue un grand arbre (Matthieu 13:32), et qui est alors plongée dans une condamnation sans appel. Sur une terre purifiée vient enfin le règne du Messie, tandis que la Jérusalem céleste, lieu de félicité, est décrite en une page où sont déployées les richesses de la bénédiction éternelle des rachetés.

 

 
LES CIEUX OUVERTS
Apocalypse 4:1-5/14


D’entrée nous pouvons être saisis par l’étrangeté et la grandeur de la vision. Cet homme, Jean, a été frappé par ce qu’il vient de voir et d’entendre, il est comme transporté hors de lui-même et se laisse conduire pour ensuite rendre compte de la vision. Après avoir eu le regard tourné vers le Fils de l’homme, il est invité, par la même voix (1:10), à pénétrer dans la Ciel même…

4  1 Après cela, je vis, et voici une porte ouverte dans le ciel. Telle une trompette, la première voix que j'avais entendu parler avec moi me dit : Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver à la suite.

Après le jeune Esaïe, ou encore Ezéchiel, c’est lui, maintenant, qui est placé devant la gloire de Dieu. Et il est introduit spirituellement en ce lieu pour connaître "ce qui doit arriver" ; une vision de l’avenir de l’humanité, alors qu’il n’y aura plus sur la terre d’assemblée reconnue du Seigneur, car il est bien dit que cela vient "à la suite", alors que les croyants auront été mis à l’abri, "gardés de l’heure de l’épreuve" (3:10).
 
Le livre de Daniel recèle une vision fort comparable à celle-ci. Un trône apparaît, et l’Ancien des jours, avant que ne paraisse le Fils de l’homme. Il est écrit : "Il s'avança jusqu’à l’Ancien des jours et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, l’honneur, et la royauté ; tous les peuples, nations et langues se mirent à le servir. Sa domination est une domination éternelle, elle ne passera pas, et son royaume ne sera jamais détruit" (Daniel 7:13-14). Une annonce qui ne peut que nous interpeller. Cette parole annonce les angoisses qui atteindront les habitants de la terre, évoquant des croyants véritablement attachés à Dieu dont le tourment trouvera sa fin dans la paix annoncée. Le livre de Daniel évoquait déjà ce qui est au cœur du livre de l’Apocalypse.

 
Le trône de Dieu – 4:2-10
 
Jean est "saisi par l’Esprit." Et le voila face à la gloire suprême, absolue. Un trône ! Quelqu’un s’y trouve, mais nul visage n’est discernable, seulement le resplendissement de pierres très précieuses et tout autour du trône un halo couleur d’émeraude embrassant les "anciens" ; et encore les signes de puissance et de majesté.

2 Aussitôt je fus saisi par l’Esprit. Il y avait un trône placé dans le ciel, et sur le trône, quelqu'un était assis. 3 Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était entouré d’un halo qui avait l’aspect d’une émeraude. 4 Autour du trône, vingt-quatre trônes. Et sur ces trônes, vingt-quatre anciens assis, habillés de vêtements blancs et coiffés de couronnes d'or.

La sardoine et le jaspe que nous voyons ici se trouvent aussi comme première et dernière pierre du pectoral de jugement porté sur le cœur du grand prêtre (Exode 28:17-20). Le jaspe, pierre opaque même en lame fine, pouvant évoquer de l’impénétrabilité de la gloire de Dieu, tandis que la sardoine, translucide, de couleur rouge sombre, évoquerait la révélation de la grâce dans le sacrifice du Christ. L’émeraude, de couleur verte, évoque pour les nations du désert la luxuriance des lieux habitables, et pour Israël le pays ruisselant de lait et de miel, et dans l’évangile, le lieu de la multiplication des pains (Matthieu 14:19). Signe d’alliance donc, et de bénédiction, qui irradie du trône de la gloire, une évocation du dessein miséricordieux de Dieu.
 
Le nombre de vingt-quatre  anciens  rappelle les vingt-quatre classes de la sacrificature aaronique (1 Chroniques 24), une double complétude. La représentation de l’ensemble de la classe sacerdotale. Il y a une analogie avec l’ensemble des rachetés, qui ont été faits  rois et prêtres  ((1 Pierre 2:5-9).

Jean se trouve face à une vue de la gloire de Dieu comparable à ce que virent Esaïe (Esaïe 6) et Ezéchiel (Ezéchiel 1). Il s’y trouve une grande différence cependant, car elle est marquée ici par la présence d’hommes auxquels Jean reconnaît la sagesse, des "anciens" (Tite 1:6-9, Matthieu 19:28). Le vêtement et la couronne ne sont pas sans évoquer "ceux qui ont vaincu" dans le temps de la grâce (2:10, 3:4,5,11,18).
 
La puissance émanant du trône et les lampes ardentes sont signes du regard de Dieu auquel rien ne peut s’opposer. Le dessein divin s’accomplira, ferme comme une mer de verre, sans altération tel du cristal. C’est ce que Zacharie avait vu, lorsqu’il entendit : "ce-sont là les yeux de l’Éternel qui parcourent toute la terre" (Zacharie 3:9-4:10). Lui aussi avait devant lui l’accomplissement du dessein de Dieu, mais discernant alors la reconstruction du temple en vue de la première venue du Messie. Ici, nous sommes placés devant sa venue en gloire.

5 Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres ; devant le trône brûlent sept lampes ardentes qui sont les sept Esprits de Dieu ; 6 et devant le trône, comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre Vivants pleins d'yeux devant et derrière ; 7 le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un taurillon, le troisième Vivant a le visage d’un homme et le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol. 8 Les quatre Vivants ont chacun six ailes, et ils sont pleins d’yeux tout autour et au-dedans.
 
   Jour et nuit, ils ne cessent de dire : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-puissant, celui qui était, qui est et qui vient.

Un tableau qui rappelle les "séraphins" que le jeune Esaïe vit, proclamant l’un à l’autre "Saint, saint, saint, est l'Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire !" (Ésaïe 6:3). Rappel aussi de cette vision qu’eût Ezéchiel des "quatre Vivants" (Ezéchiel 1 :5-14), illustration saisissante de la puissance agissante de Dieu – la ressemblance d’hommes, de lions, de taurillons et d’aigles – allant ça et là, partout où il le fallait. "Là où l'Esprit devait aller, là ils allaient" (Ezéchiel 1).  Rien ne pouvait échapper à cette puissance.

9 Et chaque fois que les Vivants donnent gloire, honneur et action de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, 10 les vingt-quatre anciens tombent aux pieds de celui qui est assis sur le trône, se prosternent devant celui qui vit aux siècles des siècles et jettent leurs couronnes devant le trône, disant : 11 Tu es digne, notre Seigneur, notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car c'est toi qui as tout créé ; c'est par ta volonté que tout était et que tout a été créé.

Après les "Vivants", les "vingt-quatre anciens" proclament à leur tour la gloire de Dieu dans son œuvre de création. Et cette reconnaissance de la gloire est due, oh combien ! Mais la louange peut-elle s’arrêter à la considération de l’acte créateur ? Paul exprime cette même louange en faisant un pas de plus : "Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen." (Romains 11:36). Il ajoute "et pour lui sont toutes choses", célébrant par là le dessein de Dieu d’être au milieu d’êtres créés, introduits dans sa propre félicité "à la louange de la gloire de sa grâce" (Éphésiens 1:6).

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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06:00 Écrit par Eric dans 04:01 Les Cieux ouverts

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