21/06/2012

19:11 - La vendange de la terre


 

La vendange de la terre – 19:11-21
 
Lors du retentissement de la  Septième Trompette, nous avons été placés devant deux événements particuliers, la Moisson et la Vendange (14:17-20). A la Moisson sont liées les Noces de l’Agneau. Et ici que nous voyons s’accomplir la Vendange, un jugement sévère du monde, la fin du mystère de Dieu (10:7).
 
Nous avions vu la porte du ciel s’ouvrir (4:1), puis le temple du ciel (11:19, 15:5). La porte et le temple ouverts étaient une invitation à Jean afin qu’il voie ; mais ici le ciel lui-même s’ouvre pour que paraisse le Christ en gloire, lui "le témoin fidèle et vrai" (3:14, 19:11). Une vision de guerre menée par Celui qui a pour nom "La Parole de Dieu" (Jean 1:1,14). Et une entreprise bien exceptionnelle, "son travail inaccoutumé" disait déjà le prophète (Ésaïe 28:21), car le dessein de Dieu est le bien des hommes, et non le malheur ! Le jugement n’est pas une fin en soi, il est l’extraction au monde de ce qui nuit au bonheur des hommes.
 
Une guerre a été déclarée par les "dix cornes qui ont donné le pouvoir à la bête", un mouvement sans repentir, car une énergie d’erreur les anime sans réserve, "car ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés" (2 Thessaloniciens 2:10-11). La victoire de l’Agneau était annoncée (17:14). C’est sous la figure d’un cavalier drapé de gloire, montant un cheval blanc, que Celui-ci paraît, accompagné d’une grande armée (Matthieu 16:27, 25:31). Des diadèmes, et un nom que nul ne connaît, car sa gloire ne peut être discernée avant qu’elle ne paraisse… Le sang qui marque son vêtement illustre sa victoire implacable (14:19-20, 2 Thessaloniciens 2:7-8, Esaïe 63:3).

11 Alors je vis le ciel ouvert, et un cheval blanc apparut. Celui qui le monte s’appelle Fidèle et Vrai ; il juge et combat avec justice. 12 Ses yeux sont comme un feu flamboyant ; sur sa tête il y a beaucoup de diadèmes et il porte un nom écrit que nul ne connaît que lui seul ; 13 il est vêtu d'un vêtement trempé de sang. Son nom s'appelle : La Parole de Dieu. 14 Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs revêtus de fin lin, blanc et pur.
 
15 De sa bouche sort une épée acérée à deux tranchants avec laquelle il doit frapper les nations ; c’est lui qui les fera paître avec un sceptre de fer, c’est lui qui foule la cuve du vin de la colère ardente de Dieu, le Tout-puissant. 16 Il a sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois, et Seigneur des seigneurs.

Le temps est venu, celui du combat par l’épée à deux tranchants (1:16, 2:12, 19:15), la parole de Dieu (Ephésiens 6:17, Hébreux 4:12), celui de la vendange et du pressoir (14:20). Et un ange paraît "debout dans le soleil", afin que tous le voient engage à un terrible carnage (Comparer Ezéchiel 39:17-20).

17 Je vis un ange debout dans le soleil. Il cria d’une forte voix à tous les oiseaux qui volaient au milieu du ciel : Venez, rassemblez-vous pour le grand dîner de Dieu, 18 afin de manger la chair des rois, la chair des chiliarques, la chair des puissants, la chair des chevaux et de ceux qui les montent et la chair de tous, hommes libres et esclaves, petits et grands.
 
19 Je vis la bête, les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour livrer combat à celui qui monte le cheval et à son armée. 20 La bête fut prise, et avec elle le prophète de mensonge qui avait produit devant elle les miracles par lesquels il avait égaré ceux qui avaient reçu la marque de la bête et qui se prosternaient devant son image. Tous deux furent jetés vifs dans l'étang de feu embrasé par le soufre. 21 Les autres furent tués par l’épée qui sortait de la bouche de celui qui montait le cheval, et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair.

Les armées de la bête et de ses alliés, à commencer par les "dix cornes", sont rassemblées à "Armagédon" (16:16). Nous pouvons bien comprendre qu’il s’agit d’une victoire du bien sur le mal, par la "Parole de Dieu", l’épée à deux tranchants. "La bête et le faux prophète", la puissance politique et son inspirateur au mal ont dès lors perdu tout ascendant sur les hommes… Et même, ils ne sont plus.
L’étang de feu embrasé par le soufre (19:20, 20:10,15), répond à l’image du jugement de Sodome et Gomorrhe (Genèse 19:24), villes qui ne se sont pas relevées, comme aussi le feu ne peut s’éteindre (Matthieu 5.22 ; Luc 16.23, Apocalypse 20.10,15)

Les autres, leurs armées, les forces qui en leur nom dominent sur les peuples pour les détourner de Dieu, disparaissent également de la scène de ce monde, afin que le Christ règne sur une terre purifiée.


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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06:00 Écrit par Eric dans 19:06 Les Noces de l'Agneau

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